
Aujourd’hui je vais te faire partager mon sentiment sur un endroit que je déteste presque autant qu’un Apple Store : le Starbucks.
Ici dans ce haut-lieu faussement branchouille, l’on vient pour se retrouver entre étudiants, smartphone à la main ou ordinateur portable sous le bras pour montrer que l’on est prêt à débourser le double d’argent nécessaire simplement pour avoir un produit à l’effigie d’une pomme entamée.
Point de rendez-vous incontournable, on se donne rendez-vous entre copines via Facebook afin de parler des dernières « tendances modes » relevées parmi les milliers de blogs de pisseuses mettant en avant leurs dernières trouvailles chiffons en se prennant pour des stars ; ou pour échanger ses dernières créations sur Instagram, cette application qui te permet de te prendre pour un super-photographe en prenant n’importe quoi en photo puis appliquer un simple filtre pensant que cela puisse rendre ta vie intéressante.
On entre donc en découvrant cette atmosphère de coolitude excessive pour se diriger vers l’immense file d’attente.
Arrivé face au vendeur portant le splendide uniforme de cette chaine mondiale, on peut passer notre commande : un café reputé unique (on ne sait d’ailleurs pas vraiment pourquoi) servi dans un somptueux gobelet en carton arborant le logo Starbucks, puis une patisserie classique. Le tout pour une douzaine d’euros ce qui est totalement raisonnable.

Vient ensuite la partie la plus délicate de ce voyage dans le temple du bon-gout : trouver une table et une chaise, ce qui à la vue du découragement qui se profile peut se résumer à « trouver une surface plate pour s’asseoir ».
On zigzague donc entre le jeune étudiant parfaitement décoiffé portant un t-shirt « I Love NYC » mettant à jour son statut Twitter sur son iPhone, deux filles lesbiennes à frange en rangers devant leur MacBook Pro customisé avec un autocollant Peace & Love en train de passer un appel Skype, ou encore l’étudiante en psychologie qui a preféré venir réviser ses cours ici plutôt que chez elle ou dans une bibliothèque -quoi de plus normal-.
Bref, on trouve un bout de banquette et une table sale pour ingurgiter cette douzaine d’euros tout en prenant finalement plaisir à regarder cette faune 2.0 devenue banale de nos jours.
On se casse ensuite pour voir en se retournant qu’un mec se précipite pour prendre la place et ainsi pouvoir brancher son PC et continuer à utiliser le wifi très gracieusement mis à disposition.
Starbucks ce n’est pas pour moi. Et ça tombe bien, je n’aime pas le café.
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6 Commentaires
Tout d’abord, le salon étant censé ouvrir à 10h, places en poche, nous nous pointons tranquillement à 11h. Marée humaine à l’entrée et forcément sous la pluie, nous devrons patienter jusqu’à 11h45 avant de pouvoir franchir la porte. Ça commence fort.












Sans grande surprise, le peuple aime Windows (souvent par défaut) et n’ose pas trop s’aventurer vers d’autres horizons.























